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Cahors, entre Renaissance et âge classique

Epoque de l'histoire de Cahors plus méconnue, après les ravages de la guerre de Cent ans, la population a sans doute diminué et la ville a perdu son importance économique. Autour de 1500, une école de sculpture originale décline roses épanouies et bâtons écotés sur une chapelle de la cathédrale et plusieurs hôtels particuliers.

 

Au XVIe siècle siècle, la capitale du Quercy conserve son prestige dans le domaine intellectuel, grâce à l'Université, aux collèges et à la présence de plusieurs imprimeurs. Cahors est la ville de naissance des poètes humanistes Clément Marot et Olivier de Magny. Malgré l'accession de Galiot de Genouillac, seigneur d'Assier et Grand Maître de l'artillerie du roi François Ier, au statut de sénéchal du Quercy, la Renaissance a laissé peu de traces dans la ville : seules une maison de la rue Bergougnoux et l'Archidiaconé Saint-Jean en portent le décor foisonnant.

 

Au XVIIe siècle, Cahors connaît un nouveau développement religieux dans le cadre du mouvement de la Contre-Réforme orchestré par l'évêque Alain de Solminihac, qui restaure son diocèse et fonde un grand séminaire. Les administrations de la Cour des Aides et du tribunal des Elus attirent hommes de justice et un important personnel, qui modifient au goût du jour les maisons médiévales qu'ils occupent : de belles portes sculptées, des fenêtres de combles appelées mirandes et des escaliers à volées droites en sont le témoignage. A l'initiative de l'intendant de Guyenne Pellot, le XVIIe siècle voit également la rivière s'équiper des premières écluses, qui facilitent grandement le transport des marchandises.

 

En 1751 l'Université de Cahors est supprimée et transférée à Toulouse. Peu de témoignages d'architecture du Siècle des Lumières nous sont parvenus, hormis de belles cages d'escalier aux ferronneries chantournées.

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