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Les séchoirs à tabac

La culture du tabac a nécessité d’adapter puis de construire des bâtiments spécifiques pour assurer le séchage des feuilles dans les meilleures conditions possibles. On a d’abord tenté d’aménager les granges existantes puis, peu à peu des séchoirs entièrement spécifiques se sont imposés.

On rencontre de nombreux séchoirs à tabac dans les vallées de la Dordogne et du Lot, ainsi qu’en Bouriane. Les séchoirs à tabac sont parfaitement reconnaissables : ce sont des bâtiments généralement en bois qui reposent sur des soubassements maçonnés pour protéger le séchoir des remontées d’humidité.

Les murs extérieurs non porteurs se limitent à un simple remplissage de bois ou de brique ; tandis que sur les pentes des toitures, la tuile mécanique est la plus fréquemment utilisée.

Ces bâtiments sont relativement récents, un siècle pour les plus anciens. La plupart d’entre eux sont souvent issus d’une préfabrication industrielle où la structure était découpée et assemblée en atelier.

 

Séchoir à tabac dans le Lot

 

Les séchoirs de l’entreprise Chaverou :  le modèle type

Au début des années 1950, la SEITA et la fédération nationale des planteurs de tabac mènent une enquête qui met en évidence que les planteurs édifiaient souvent des bâtiments mal conçus et trop coûteux. Ils lancent alors un concours pour que des constructeurs puissent proposer aux planteurs des séchoirs type partiellement préfabriqués et financent la marge publicité qui sera donnée aux constructeurs lauréats.

L’entreprise Chaverou de Bergerac sera l’une des grandes lauréates de ce concours. Les séchoirs de type Chaverou sont les plus fréquents et laissent leur empreinte dans les paysages du Quercy. Cette entreprise a réalisé plus de 1 500 séchoirs répartis dans plus d’une cinquantaine de départements.

 

Le tabac : un américain en Quercy

Les peuples d’amériques connaissent et utilisent cette plante depuis plus de 3 000 ans, sorciers et chamans l’utilisaient dans leur nombreux rites religieux et magiques.

Lorsqu’il arrive en Espagne au 16° siècle, le tabac est considéré comme une plante thérapeutique. Elle arrive dans le Sud Ouest de la France vers 1630 où elle sera très vite adoptée par les botanistes et les apothicaires pour ses vertus curatives…Pourtant, déjà au début du 17°S, de nombreux pays comme l’Angleterre, le Japon, la Russie, l’Italie, la Chine interdisent le tabac.

La première mention signalant la culture du tabac dans le département du Lot date de 1660.

 

Le Lot: un département pionnier

Le Lot fut un des départements pionniers de la culture du tabac, qui couvrait 2 058 ha dès 1830 ; le monopole d'Etat ne lui a jamais permis de dépasser 2 700 ha.

Elle est restée liée aux petites exploitations et n'occupe dans chacune qu'une faible superficie (29 ares en moyenne en 1950), compatible avec le travail intense qu'elle réclame. Le revenu élevé qu'elle procure assure la survie des exploitations familiales. La variété Nyjkerk, peu sensible à la sécheresse, est cultivée sur le Causse, en particulier autour de Lalbenque.

La variété Paraguay, d'introduction récente et de rendement élevé, mais très sensible à la sécheresse, joua dans les années 1950 et 1960 un rôle essentiel dans l'économie de la vallée de la Dordogne entre Floirac et Souillac, dans la vallée du Celé, dans celle du Lot en amont de Cahors et dans la région de Gourdon.

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